Archives mensuelles : avril 2015

LE PLUS JEUNE DONNEUR D’ORGANES

Un bébé anglais devient le plus jeune donneur d’organes

Atteint d’anencéphalie, une absence de cerveau laissant présager une mort certaine, l’enfant, prénommé Teddy est décédé au bout de 100 minutes. Les médecins ont eu le temps de prélever ses organes, notamment ses reins qui ont été transplantés sur un adulte.
Les reins de l’enfant ont été greffées sur un adulte souffrant d’insuffisance rénale ©Florence Dupond/Sipa

Un petit héros. Un bébé est devenu le « plus jeune donneur d’organes au Royaume-Uni », selon les spécialistes. L’histoire est pourtant tragique. L’enfant, prénommé Teddy, qui n’a survécu que 100 minutes après sa naissance, a pu donner ses reins qui ont été transplantés sur un adulte.

L’opération remonte à l’an dernier. Teddy, qui a un jumeau en bonne santé, nait le 22 avril 2014 au Pays de Galles. Atteint d’anencéphalie, une absence de cerveau laissant présager une mort certaine, il décèdera 100 minutes après sa naissance. La maladie avait été diagnostiquée au douzième mois de grossesse.

Pourtant, les parents qui s’étaient vu proposer un avortement thérapeutique ont fait le choix de mener cette grossesse à terme. Avec l’espoir que leur enfant pourra sauver des vies. « Je suis une grande partisane du don d’organe, et la pensée qu’il pourrait vivre à travers quelqu’un est juste stupéfiant », confie la mère du nourrisson, Jess Evans, à la télévision britannique.

Ce sera un adulte souffrant d’insuffisance cardiaque qui profitera de ce don d’organes. « Jusqu’à une période relativement récente, il n’y avait pas de dons de bébé de moins de deux mois », explique Niaz Ahmad, le chirurgien qui a procédé à la greffe, dans le Daily Mirror.« Il existe pourtant des preuves qui montrent que de nombreux organes de bébés peuvent être transplantés avec succès des enfants et des adultes », poursuit-il.

Aujourd’hui, les parents veulent faire part de la fierté qu’ils éprouvent pour leur petit garçon, espérant que leur choix inspire d’autres familles.

FILM : « EN EQUILIBRE » de Denis DERCOURT

« EN EQUILIBRE »

de Denis DERCOURT

En équilibre

Drame français avec Albert DUPONTEL, Cécile de FRANCE et Marie BAUMER.

Résumé :

Marc est cascadeur équestre. Un grave accident sur un tournage lui fait perdre tout espoir de remonter un jour à cheval. Florence est chargée par la compagnie d’assurances de s’occuper du dossier de cet homme brisé. Cette brève rencontre va bouleverser leurs équilibres.

Mon avis :

C’est un film tiré de l’histoire vécue par Bernard SACHSE, cascadeur professionnel. L’amour du cheval et de son cavalier. Cette relation toute particulière est magnifique dans ce film et nous prouve qu’une passion, quelle qu’elle soit, peut aider à surmonter beaucoup d’obstacles. Lui, lle cheval et elle le piano. Albert DUPONTEL est à la fois bourru, touchant, têtu, tandis que Cécile de FRANCE est parfaite et émouvante. Tous deux nous entraînent dans une histoire  forte avec une belle énergie dans des décors de Bretagne avec de très belles images.

Les deux personnages vont s’aider mutuellement, Florence comprenant avec l’aide de Marc que, dans la vie, on a le choix à tout moment de bouleverser sa vie et de faire ce que l’on veut dès lors qu’une passion nous anime.

 

 

 

 

 

 

25/04/2015 : 5 MOIS 2ème GREFFE RENALE

5 MOIS passés sans anicroche, je dirais même au contraire dans une forme hors norme. Je comparais mon énergie il y a quelques temps à une pile qui ne s’arrête jamais, mon mari, lui, me dit que j’ai dû tomber dans la marmite de la potion magique d’Obélix, et mes amis me prennent pour une « extraterrestre » !! C’est vous dire !

Que cela fait du bien de ne plus avoir de fatigue, de crampes, de douleurs aux jambes, d’oedèmes, de tension et de réaliser toutes les choses sans effort et sans douleur.

Au début de ma première greffe rénale, qui a eu lieu en 1987, j’avais aussi retrouvé une très bonne forme physique qui m’avait amenée à relever de nombreux défis sportifs, tels que l’ascension du Mont Blanc en 1992, faire de nombreuses courses pédestres (Paris Versailles 17 km, Paris Mantes 50 km avec un départ à minuit), participer à deux jeux Mondiaux avec l’association Trans-Forme (Singapour 1989 Médaille d’or en tennis simple – Budapest 1991 Médaille d’or en tennis simple), à de nombreux jeux nationaux dans de nombreuses disciplines, tant en été qu’en hiver, continuer les compétitions avec mon club de tennis de Houilles en équipe 1ère et améliorer mon classement personnel en tennis (15/3).

C’est pour cela que l’on parle de « renaissance » après une greffe de par les capacités physiques, et morales par voie de conséquence, que l’on retrouve, et assez rapidement si tout se passe bien.

Le schéma se reproduit donc pour cette deuxième greffe, car j’avais perdu du potentiel physique, et 1 mois après l’opération du 25/11/2014, je sentais déjà que cette « nouvelle renaissance » était en marche mais réellement je ne pensais pas en faire autant que je ne le fais actuellement.

27 ans s’étant écoulés entre les deux greffes, je pensais être défavorisée par mon âge, non pas canonique, mais avancé quand même, ayant franchi une nouvelle dizaine marquante, à savoir la cinquantaine, 1 mois 1/2 avant cette nouvelle greffe. J’avais l’appréhension de mal supporter l’anesthésie et d’avoir du mal à récupérer musculairement.

Dès le lendemain de l’opération, je n’avais plus aucun doute, je savais que tout s’était bien passé, la créatinine était déjà très bonne, le réveil a été parfait, bien meilleur qu’à la première greffe en 1987, et je dois ici remercier toute l’équipe médicale, aussi bien ma chirurgienne (je ne sais pas si ça se conjugue au féminin mais ça me plaît bien de savoir que c’était une femme !), les néphrologues, les internes, les aides-soignant(e)s, les infirmier(e)s, pour leurs conseils, leurs soins, leurs paroles, leur accompagnement en général. et cela continue en consultation avec les néphrologues qui sont très à l’écoute des problèmes que l’on peut rencontrer et avec qui je converse très facilement.

Cette forme retrouvée me procure beaucoup de plaisir au quotidien par la reprise d’activités physiques. J’ai toujours fait du sport, depuis mon adolescence, et touché un peu à tout. Désormais, ma semaine ne se résume pas à aller au travail, ça serait quand même bien trop tristounet. J’associe réellement l’utile à l’agréable au quotidien.

Mais, rassurez-vous, je ne force absolument pas, je ne fais que de la marche et du vélo, sans violence aucune. C’est plus la quantité qui semble importante par la fréquence (deux activités physiques par jour, matin et soir), mais disons que cela fait partie de ma prescription médicale. Gardez la forme, se refaire des muscles et ne pas prendre de poids. Comme me l’ont suggéré certaines personnes, je pourrais effectivement reprendre le tennis, que j’ai pratiqué pendant plus de 15 ans, physiquement j’en serai capable mais non, je ne veux pas prendre de risque de me faire une entorse ou un claquage assez fréquent dans ce sport. Je suis donc raisonnable, vous voyez !

Je mesure trop la chance d’avoir été greffée à deux reprises pour ne pas mettre en péril mon greffon. Et disons que j’ai un peu d’expérience dans le domaine eu égard à la longévité de ma première greffe (27 ans). Toutes mes activités sont gérées et toujours avec l’aval de mes médecins.

Mais que c’est bon de se sentir vivante !

Et ce bien-être je veux le partager avec la famille de mon donneur. C’est pour cette raison que j’ai décidé de faire une « lettre à mon donneur », comme cela est possible par l’intermédiaire de l’Agence de Biomédecine. Cette lettre restera anonyme et elle sera remise à la famille du donneur par ladite Agence.

Je ne l’avais pas fait pour ma première greffe, en 1987, parce qu’à l’époque, on n’était pas bien informé sur le sujet. J’y ai pensé il y a 2 – 3 ans mais j’avais déjà 25 ans de greffe, et j’ai craint que cela réveille de profonds souvenirs douloureux à la famille et je n’ai pas mené mon projet à terme. Mais cette fois-ci, je vais le faire dès maintenant, en sachant bien sûr que la douleur pour cette famille est encore présente d’avoir perdu un être cher, mais l’on sait, par différents témoignages, que les familles, en général, apprécient de recevoir une lettre des receveurs. Alors je vais me lancer en leur témoignant de ma profonde gratitude d’avoir changé ma vie.

Cette lettre est en projet et j’espère la remettre à mon prochain rendez-vous à Necker en mai.

Cette opération m’a fait également beaucoup de bien moralement et m’a permis d’avancer de façon positive depuis le décès de ma maman en septembre 2012. Je pense beaucoup à elle, d’autant plus que c’était son anniversaire il y a 2 jours (elle aurait eu 85 ans), mais j’aime à penser qu’elle voit tout ce qui se passe pour moi actuellement et qu’elle s’en réjouit. Elle m’a toujours protégée et elle continue puisqu’une petite étoile était avec moi.

Que dire de plus : VIVE LA GREFFE, DITES OUI AU DON D’ORGANES. DONNER C’EST VIVRE mais avant tout IL FAUT L’AVOIR DIT…

Je prêche, à vous qui lisez cet article, devant des gens qui pour certains d’entre eux, je le sais, ont déjà pris position sur le sujet et j’espère être le « maillon » qui manquait aux autres qui n’ont pas encore réfléchi au sujet du don d’organes.

A très bientôt…

Témoignage de Patricia, dialysée en péritonéale

Patricia, une sarthoise, adhérente de « Montagnes d’espoir », notre groupe de discussion sur Facebook, a témoigné dans un journal local pour parler de la dialyse péritonéale qu’elle vit depuis 15 mois, à domicile.

Aider et inciter les personnes dialysées et transplantées à vivre normalement malgré la maladie, c’est entre autre l’objectif de l’association Montagnes d’espoir, née en 2010, dont une Sarthoise veut développer aujourd’hui l’implantation dans le département.

Garder une autonomie

À côté des centaines de patients qui se rendent trois fois par semaine dans un centre d’hémodialyse, Patricia, 59 ans, se dialyse elle-même chez elle depuis quinze mois.

Elle est atteinte d’une polykystose rénale, maladie génétique qui se caractérise par le développement de kystes multiples sur les reins et qui s’accompagne d’une insuffisance rénale.

« C’est une façon pour moi d’être autonome, dit Patricia. Le faire à domicile me permet de vivre à peu près normalement. La seule contrainte, c’est de se brancher le soir à la machine, qui va faire le travail huit heures durant et de gérer correctement les produits qui me sont livrés. »

Découvrez l’intégralité de son témoignage dans « Le Maine Libre » de ce vendredi 24 avril. A lire aussi sur ordinateur, tablette et smartphone.

NOUVELLES DU PREMIER GREFFE TOTAL DU VISAGE, 5 ANS APRES

Le premier greffé total du visage pour la première fois à la télévision

FILM : « ROBIN DES BOIS, LA VERITABLE HISTOIRE », de Anthony MARCIANO

« ROBIN DES BOIS, LA VERITABLE HISTOIRE »

de Anthony MARCIANO

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Comédie française avec Max BOUBLIL, Géraldine NAKACHE, Malik BENTALHA, Gérard DARMON, Ary ABITTAN et Patrick TIMSIT

Résumé :

Robin des Bois est un sale type. Lui et son compère Truck ont une éthique très claire dans la vie : ils ne volent que des pauvres, les femmes ou les vieux. Le reste ? Trop risqué. Mais même les sales types ont des rêves, et le leur est de racheter la maison close la plus courue de la ville, le Pussycat. Robin, que rien n’arrête lorsqu’il s’agit de s’enrichir, décide alors d’aller chercher l’argent là où il se trouve et projette de dévaliser la caisse des impôts de Nottingham. Mais sa rencontre avec le gang de Sherwood, des justiciers qui eux volent les riches pour donner aux pauvres, va contrarier ses plans. Petit Jean, Marianne et leurs amis ont en effet eu exactement la même idée que lui : braquer le Shérif de Nottingham. La (vraie) légende de Robin des Bois peut enfin commencer !

Mon avis :

 Comment casser une légende ? Faire un film complètement déjanté en faisant passer le héros pour un voyou et complètement amoral. Film plutôt réussi, où l’on rit parce que l’on sait à quoi l’on s’attend, c’est potache mais qu’est-ce que ça fait du bien… Je vous rassure, ils ne sont pas tous amoraux et certains ont parfois des bons sentiments. On y retrouve Petitjean, Marianne, Tuck, tous les héros initiaux mais dans une histoire très revisitée. A voir pour se détendre 1 h 30

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Week-end… plaisant

Week-end plaisant de par la multitude d’activités effectuées et le plaisir procuré.

Commençons par deux belles balades faites avec Dalton en forêt, de 6,3 km et 5,7 km, très matinales (7 h) comme à notre habitude pour éviter de croiser trop de cavaliers,  mais surtout de sportifs, à pied ou en vélo, de moins en moins respectueux des promeneurs avec leurs chiens, se croyant sur des circuits à grande vitesse et prioritaires de surcroît !

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Du vélo « traditionnel » en forêt (10,83 km) pour maintenir la forme et s’entraîner pour cet été lorsque l’on fera les bords de Loire à Blois, comme l’année dernière, sur un trajet d’une trentaine de kilomètres.

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Un déjeuner « indien » dimanche midi dans un restaurant nouvellement ouvert à 300 m de chez nous, histoire de s’évader par les papilles…

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Un après-midi dominical au cinéma avec le film déjanté de Anthony MARCIANO « Robin des Bois, la véritable histoire », avec Maxime BOUBLIL, Ari ABITTAN, etc… (cf. article sur mon blog) où la légende de Robin des Bois est revisitée pour en faire un vilain garçon ! Une bien bonne détente même si c’est parfois très potache, mais ça fait du bien !

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Cette semaine ayant été véritablement estivale pour un mois d’avril, le lilas en a profité pour éclore et nous offrir son parfum si envoûtant. Demain je me ferai un petit bouquet qui trônera sur mon bureau toute la semaine prochaine.

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Autre arbre que j’apprécie beaucoup à cette période :

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Je vous fais part d’une citation en rapport avec le lilas, que l’on doit à Rosemonde GERARD :

« Janvier nous prive de feuillages ; Février fait glisser nos pas . Mars a des cheveux de nuage, Avril des cheveux de lilas ; Mai permet les robes champêtres, Juin ressuscite les rosiers ; Juillet met l’échelle aux fenêtres, Août l’échelle aux cerisiers. Septembre qui divague un peu, pour danser sur des raisins bleus, s’amuse à retarder l’aurore ; Octobre a peur ; Novembre a froid ; Décembre éteint les fleurs ; et moi, l’année entière je t’adore. »

 La semaine prochaine sera rythmée, outre le travail, par des séances de tapis, du waterbike, du vélo. Les semaines se suivent et se ressemblent mais ce n’est que du plaisir !

Et samedi prochain, le 25 avril, je fêterai mes 5 mois de deuxième greffe rénale mais de cela je vous reparlerai à travers un autre article.

Bonne semaine à tous, à bientôt…

 

 

 

 

Greffe don de vivant d’un morceau de foie

« Sans le foie de maman, je ne serais plus là »

PAR SAMUEL NOHRA

ACTUALITÉ

C’est une belle histoire d’amour, d’altruisme et de chirurgie. Si Nicolas, 31 ans, peut profiter aujourd’hui des fleurs et du soleil, c’est grâce à sa mère. Il y a trois mois, elle lui a donné un gros morceau de son foie. Sinon, le jeune homme était condamné.

Un doux soleil printanier baigne le CHU de Rennes, en Ille-et-Vilaine, où se dirigent Bernadette et son fils Nicolas. Elle a 58 ans et lui 31 ans. Ils admirent les arbres en fleurs et tout simplement la vie. Pour eux, ce printemps n’est pas comme les autres.

Il y a trois mois, la vie de Nicolas ne tenait plus qu’à un fil. Il est atteint d’une maladie chronique et rare du foie, sur lequel s’est développée une tumeur cancéreuse. Un cas atypique qui ne lui permet pas de pouvoir bénéficier d’un greffon « classique ». C’est-à-dire provenant d’une personne en mort cérébrale.

Opération rarissime

« J’avais entendu parler de la possibilité de pouvoir donner un morceau de mon foie à mon fils, explique Bernadette. Ça se fait, car c’est un organe qui peut se régénérer. » Elle évoque donc cette possibilité auprès du professeur Karim Boudjema, qui suit déjà son fils au CHU de Rennes. Une pointure mondiale dans la greffe du foie.

Nicolas et sa mère Bernadette, aux côtés du professeur Karim Boudjema. (Photo : Ouest-France)

Ce type d’opération reste rarissime en France. « Opérer quelqu’un qui est en bonne santé, cela ne va pas de soi,résume le professeur Boudjema. C’est une énorme responsabilité pour toute l’équipe médicale. Et, bien au-delà du défi technique, c’est une question aussi morale et philosophique. » Et si la mère de Nicolas venait à décéder pendant ou après l’opération ? Comment son fils pourra-t-il surmonter cette épreuve ?

Mais Bernadette n’hésite pas une seule seconde. « Je savais que Nicolas ne survivrait pas s’il n’y avait rien de fait. » Elle est prête. Au péril de sa vie.

Décision est donc prise de faire cette lourde intervention. Bernadette va passer toute une série de tests mais aussi rencontrer un psychologue. Dernière étape : l’aval du procureur de la République de Rennes. Le garant que ce don d’organe est dénué d’intérêt financier ou autre.

Le chirurgien Karim Boudjema en salle d’opération. (Photo : Marc Ollivier/archives Ouest-France)

« À tout à l’heure ! »

Jeudi 29 janvier. La mère et le fils vont se faire opérer. « Avant d’être endormis, on s’est regardés, avec Nicolas, et on s’est dit : à tout à l’heure ! » Leurs deux vies sont maintenant entre les mains du professeur Boudjema. « Je n’avais pas le choix. J’étais dans l’obligation de faire un sans-faute », dit-il.

Sacrée pression. Il va d’abord prélever deux segments droits du foie de la mère. Le chronomètre est alors lancé. Il a 45 minutes pour les implanter dans le ventre de Nicolas dont a retiré intégralement le foie malade. Durée totale de l’opération : près de 12 heures.

« Ma première pensée à mon réveil a été pour mon fils, se remémore Bernadette. Le professeur Boudjema m’a rassuré. Tout s’était bien passé. » Le bonheur.

Aujourd’hui Nicolas et Bernadette se portent bien et les vacances sont pour bientôt. « J’ai enfin un foie qui fonctionne, explique Nicolas. Ce n’était pas la solution que je préférais. Jamais je ne pourrais assez remercier ma maman. » Quant à Bernadette, elle parle autour d’elle de son opération. « Quand on peut sauver des vies, on ne doit pas hésiter. »

Karim Boudjema est notamment l’inventeur de la technique de greffe auxiliaire du foie. (Photo : Ouest-France)

15/04/2015 : 2ème greffe rénale 4 mois et 21 jours – Consultation Néphrologue

Le 10 avril 2015, à 7 h 30, bilan sanguin et urinaire à 4 mois et 16 jours pour ma 2ème greffe rénale.

Cela fait un mois que je n’ai pas eu d’examens, donc un peu impatiente d’avoir les résultats et de savoir que tout continue de bien se passer pour notre binôme.

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Je ne me lasse pas des monuments parisiens, d’autant plus sous le soleil et à une heure matinale !

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Alors que j’arrivais à mon bureau et qu’il y faisait déjà 25°C, je décide de retirer le pull et telle n’est pas ma surprise en apercevant mon bras gauche, avec une tache de sang sur mon chemisier blanc au niveau du pli du coude, à l’endroit même où la prise de sang a été faite une heure auparavant. Je n’ai pas pris assez le temps de compresser le point de ponction, et voilà le résultat ! Obligée de remettre le pull et de travailler la porte entrouverte, car le bras gauche étant le bras de la fistule, je me refuse de le mettre en évidence en retroussant les manches pour cause d’inesthétisme et  de peur de choquer.

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Autre anecdote : j’ai racheté une carte de stationnement pour mercredi prochain, le jour de la consultation, pour essayer de ne pas reproduire la mauvaise blague du 18 mars où je me suis prise un procès-verbal pour dépassement d’horodateur, de 17 euros,  car ma carte de stationnement n’avait plus de crédit. Oui, Paris, la voiture et le stationnement riment avec galère !

Mercredi 15 avril 2015, 15 h 20, les tubes sanguins ont parlé et le mot-clé du jour est « RAVIE ».

En effet, tout continue de bien aller, le petit greffon fonctionne à merveille.

Quelques constantes pour vous le confirmer : créatinine à 88, hémoglobine à 13,4, bilan lipidique normal, tension 132/86.

J’ai commencé mon protocole de vaccination contre l’Hépatite B. L’année dernière, avant la greffe, je m’étais fait vacciner avec HEVAC B mais je n’avais pas fabriqué d’anticorps. Etant donné les antécédents de mon donneur, on refait la vaccination cette année avec ENGERIX 20 en deux injections pendant trois mois. Et six mois après la première injection, soit vers septembre, nous doserons les anticorps pour voir si cette méthode est efficace.

Donc, aujourd’hui, j’ai eu deux injections, au mois de mai deux autres et au mois de juin les deux dernières.

Comme elle m’en avait parlé au mois de mars, mon dossier est passé devant le Staff du service avec le Professeur et ils sont tous d’accord pour me changer de traitement pour m’adapter un anti-rejet qui est également un anti-cancéreux (CERTICAN 0,75 mg  x 2 / j) à la place de l’ADVAGRAF, mais la condition c’est d’augmenter la dose de MYFORTIC qui passe à 360 mg x 3 / jour.

Ce changement a pour but de limiter au mieux l’apparition de carcinomes dans la mesure où j’en ai fait déjà trois. L’avenir le dira.

Ce nouveau médicament nécessite un dosage dans le sang, comme l’Advagraf précédemment. J’ai donc rendez-vous dans trois semaines pour savoir si ce nouveau médicament est bien dosé.

Quant à l’UVEDOSE (Vitamine D), après une cure de deux mois, on poursuit encore un peu les petites ampoules.

Quant à mon activité physique dont je lui ai parlé, à savoir deux activités physiques par jour, matin et soir (tapis, vélo extérieur ou waterbike), elle n’a aucune objection, tant que c’est du plaisir et sans forcer exagérément. Donc, ça me conforte dans le rythme que j’ai adopté depuis plusieurs semaines et qui me convient, me maintenant dans une forme physique exceptionnelle, n’ayons pas peur des mots !!

Voilà, une bonne consultation, rassurante, qui confirme mon bien-être actuel.

Prochains rendez-vous : le 4 mai prélèvements et le 6 mai consultation Néphrologue.

Bonne santé à tous.

A bientôt

Week-end…de sérénité

Week-end de sérénité, parce qu’ayant fait mes examens sanguins vendredi 10 avril, à 4 mois et 16 jours de ma 2ème greffe rénale, et n’ayant reçu aucun coup de téléphone de l’hôpital depuis, je me dis que ce ne doit pas être trop mauvais ! J’espère que mercredi, à la consultation,  mes prédictions seront justes. En même temps, étant donné ma forme physique et mon énergie déployée, je serais surprise d’avoir de mauvais résultats mais parfois certaines constantes sont très sournoises et seule une prise de sang peut révéler des anomalies sans symptôme significatif.

Alors pour ce week-end, toujours de l’activité physique, bah oui  même en week-end, il faut garder le rythme et ne pas perdre les bonnes habitudes acquises ces derniers mois, donc marche (toutes les courses faites à pied, pharmacie, supermarché, marché), waterbike (record battu avec 16,4 km en 45 minutes), vélo « traditionnel » avec deux sorties, l’une de 8,5 km en ville, et l’autre de  8,1 km en forêt (je suis obligée de préciser « traditionnel », parce que sinon beaucoup penseront que je fais de l’électrique, non celui-là n’est pas encore sorti), un peu de cuisine (tarte aux pommes sans sucre), et déambulation dans une brocante..

Quelques photos qui résument ces activités :

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Concernant ma reprise du vélo, mon génie de mari veut inventer un système pour que je produise au moins de l’électricité ou faire tourner la machine à laver le linge à la force des jambes, pour que cela serve à quelque chose. Il aurait effectivement dû le faire pour mon tapis roulant, là je pense que j’aurais été rentable depuis deux ans que je le possède.

Quant au vélo, j’embêtais Daniel depuis des années à lui dire que c’était les vélos que je possédais qui n’étaient pas bons, et que je changeais très régulièrement mais finalement, je peux avouer aujourd’hui que les vélos n’y étaient pour rien, mais que le problème c’était bien moi et plus particulièrement mes jambes ! Arriver à 50 ans pour faire cette constatation, navrant non ?

Une petite parenthèse concernant Dalton : celui-ci a eu sa « poule de Pâques » et pour rester dans la basse-cour, je vous propose un proverbe libanais en rapport avec le coq :

« Que le coq chante ou non, le jour se lève ».

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La semaine prochaine sera marquée par la consultation avec mon néphrologue mercredi après-midi, et toujours rythmée par 3 séances de waterbike de 45 minutes, du tapis à n’importe quelle heure (le matin à 6 heures, le soir à 18 heures, voire les 2), et 39 heures de travail.

Bonne semaine et à mercredi soir pour savoir comment se porte notre binôme.

A bientôt.