Archives mensuelles : septembre 2014

Week-end… bien rempli

Samedi, journée shopping avec ma nièce dans un grand centre commercial, depuis l’ouverture du magasin jusqu’au milieu d’après-midi, soit 5,5 km de marche. Mais grâce à ses conseils judicieux, j’ai trouvé ce que je cherchais de la tête au pied. J’ai beaucoup apprécié cette complicité entre nous deux.

Vendredi matin, avant que je ne parte au bureau, mon mari me dit « Dimanche j’irai bien voir la mer…! ».

Dimanche, de bonne heure comme à l’accoutumée, départ pour la Seine-Maritime. Premier arrêt à Forges les Eaux, le temps de se dégourdir les jambes et Dalton les pattes, et faire le tour du lac en face du Casino. SAMSUNG CAMERA PICTURES   Deuxième arrêt au cimetière où reposent mes parents et grands-parents pour ne recueillir et matériellement de nettoyer les tombes et constater que les géraniums mis en avril sont toujours en fleurs. Ils vont tenir jusqu’aux chrysanthèmes de novembre.

Premier bord de mer, Pourville sur Mer où l’on se promène sur la jetée de long en large. SAMSUNG CAMERA PICTURES En continuant la côte, nous atteignons Veules les Roses où nous nous garons sur le parking des falaises avec une vue plongeante sur la mer et les cotes avoisinantes et descendons à pied jusqu’au centre ville. J’insiste bien sur « descendons », parce que la montée je l’ai bien sentie dans les jambes… il ne faut pas croire, mais la Normandie a du dénivelé !!

Nous poursuivons jusqu’à Fécamp mais sans faire d’arrêt, le port, le front de mer et le centre ville étant bondés de touristes. Je pense que toutes ces petites stations balnéaires normandes récupèrent pendant ce mois de septembre d’un mois d’août pourri qu’elles ont dû subir.

Une journée très dépaysante et un peu sportive (7,9 km de marche) sous un soleil radieux. J

e finirai par cette citation de Marcel Proust :

« Le seul véritable voyage, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages mais d’avoir d’autres yeux. »

Bonne semaine à tous

25/09/14 : consultation Néphrologue Necker

Allons droit au but : CREATININE 278 (198 au mois d’août). Voilà elle continue de faire le yoyo comme depuis 5 ans, c’est pourquoi je ne me prends pas la tête, je me sens bien et c’est le principal. Les résultats sanguins sont bons, l’hémoglobine est bien remontée (11,8), plaquettes et globules blancs dans les normes, très bonne tension (12/8).

De ce fait, on réintroduit le Zyloric, le préventif des crises de goutte et un nouveau contrôle est prévu dans six semaines, soit le 31 octobre et consultation le 6 novembre.

Avant cette consultation, j’ai pris le temps de rendre visite en hospitalisation à deux personnes, connues sur le groupe de discussion « Montagnes d’espoir », sur Facebook, et ça fait plaisir de rencontrer les gens « en vrai », après les avoir connus virtuellement. Le groupe essaie d’apporter, soutien, solidarité, des réponses aux questions, des conseils et astuces, des expériences, et lorsqu’il aboutit à de vraies rencontres, c’est la cerise sur le gâteau. Et l’appel d’une greffe pour un membre est toujours une joie immense pour tout le groupe…

Prenez soin de vous…

A bientôt

 

 

GREFFE « A COEUR ARRÊTE » AUTORISEE

Pour augmenter le nombre de dons, l’Agence de biomédecine a autorisé le prélèvement des organes « à cœur arrêté » dans les services de réanimation.

New technology will revolutionise heart transplants The heart transplantation team at Ronald Reagan UCLA Medical Center are currently working on a study which could revolutionise the field. The The Organ Care System (OCS), developed by TransMedics, allowsIl y a pénurie d’organes. Depuis plusieurs années, le nombre de demandeurs augmente plus vite que celui des donneurs, et le décalage ne cesse de s’accroître. Pour inverser la tendance, l’Agence de biomédecine a donc décidé d’autoriser le prélèvement d’organes « à cœur arrêté ». Un tournant majeur en France, un pays qui s’est toujours montré réticent à ce type de pratique, alors que la législation l’autorise depuis près de dix ans.

Avoir un encéphalogramme plat
Très pratiqué dans de nombreux pays, le prélèvement « à cœur arrêté » consiste, comme son nom l’indique, à prendre un organe sur une personne dont le cœur vient de s’arrêter. En France, on s’y refuse : pour être prélevés, les donneurs doivent avoir un encéphalogramme plat, signe que la personne n’a plus aucune activité cérébrale. En revanche, le cœur doit continuer à battre – ce qui limite forcément le nombre de donneurs.

La raison de ce refus est avant tout médicale. On estime que les greffons sont de mauvaise qualité, dès lors que le cœur s’est arrêté. Mais les progrès de la médecine et les études ont montré l’efficacité de cette opération, poussant l’Agence à réfléchir à un protocole afin de faire évoluer les pratiques et les mentalités.

Une nouvelle population de donneurs
Depuis 2005, toutefois, la loi autorise le prélèvement « à cœur arrêté », mais il s’applique uniquement dans le cadre extrahospitalier. Les équipes médicales ont ainsi 140 minutes pour prendre un organe après le décès du donneur, suivant un protocole très technique et contraignant. Une centaine de greffes de reins se font chaque année par ce biais.

Mais il en faut davantage. L’autorisation de l’Agence de la biomédecine vise cette fois une autre population de donneurs : les patients en soin de réanimation depuis quelques jours, dépendants des appareils (ventilation artificielle…) et sur lesquels les soins thérapeutiques ne montrent aucune efficacité. Les personnes en état de coma chronique ou végétatif ne sont donc pas concernées.

Des questions éthiques
Mais ici entre en compte l’éthique. Va-t-on accélérer l’arrêt des soins pour pouvoir prélever ? Voire refuser de réanimer pour augmenter le nombre de dons ? La question est au cœur du protocole décidé par l’Agence, qui s’est efforcée de mettre en place des garde-fous.

« Les activités de réanimation et celles de prélèvement sont bien distinctes, explique Olivier Bastien, directeur du prélèvement à l’Agence de la biomédecine. La décision d’arrêt des soins relève uniquement du service de réanimation, selon le principe de collégialité, en consultant la famille et les proches. Ce n’est que dans un deuxième temps que la question du don d’organes se pose. Alors, on se renseigne auprès de la famille pour connaître les volontés du patient ».

Une hausse de 10 à 20 % du nombre de donneurs
Une fois que la décision d’arrêter les soins est prise, l’équipe médicale « débranche » le patient. « Il doit y avoir un délai de cinq minutes entre l’arrêt du cœur et le début des opérations de prélèvement », poursuit Olivier Bastien. Puis, les équipes ont trois heures pour prélever les organes, « sinon, la phase agonique les abîme trop ».

Mais l’Agence insiste sur le point : « il n’y aura pas de modification ni d’accélération de la décision d’arrêter les soins ». De plus, elle se refuse à établir un objectif chiffré en terme d’augmentation du nombre de donneurs potentiels. « Nous ne voulons pas donner l’impression que nous avons une politique du chiffre. Il faut communiquer et rassurer les populations sur ce sujet très sensible ».

Ces nouvelles pratiques débuteront dans quelques centres pilotes et concerneront surtout des greffes de reins. Selon le journal Libération, elles pourraient se traduire par une hausse de 10 à 20 % du nombre de donneurs.

Témoignage d’une maman qui a donné un bout de son foie à son fils

Donneuse d’un bout de son foie à son fils Alek

 

La maladie de mon fils Alek a été détectée malheureusement tardivement à trois mois et demi de vie et ce malgré nos nombreuses visites auprés du corps médical devant la jaunisse persistante et la perte de poids.

 

Il s’agit d’une maladie rare, l’atrésie des voies biliaires (AVB) qui se caractérise par une obstruction des voies biliaires intra et extra- hépatiques. Elle est présente dès la naissance de l’enfant. Elle débute avant la naissance. Les voies biliaires sont des canaux qui permettent à la bile de circuler dans le foie, de sortir du foie et d’arriver dans les intestins pour être éliminée dans les selles. Dans le cas de l’AVB, la bile ne peut plus sortir du foie car les voies biliaires sont obstruées ou détruites. La bile est donc stokée en excès dans le foie et est toxique pour les cellules du foie.

 

Le diagnostic est évoqué devant une jaunisse (ictère) avec selles décolorées et un foie volumineux (hépatomégalie). En effet, la bile colore les selles. C’est comme un colorant. Si la bile n’arrive plus dans les intestins, les selles sont décolorées (blanches, jaunes pâles, beige ou grises).

 

L’enfant est jaune à cause de la bile colorée qui circulent dans les tissus au lieu d’être éliminée. Si on ne faisait rien, la rétention de bile dans le foie conduit à une fibrose puis une cirrhose, puis au décès de l’enfant. Son traitement doit être organisé sans délai dès que le diagnostic est envisagé et confirmé. Alek a finalement été pris en charge et est resté à l’hôpital jusqu’à sa greffe, alors âgé de 11mois. J’ai eu la chance d’être compatible, le don vivant a donc été une évidence.

 

Je n’essaye pas de minimiser le fait de donner un morceau de soi car il faut en parler pour permettre aux personnes d’être informées et de prendre la décision qui leur est personnelle. J’essaye dans la mesure du possible d’englober dans ce geste toutes ses ramifications: ce n’est pas que moi qui suis donneuse.

 

Mon époux, Mathieu, qui aurait aimé de tout coeur pouvoir m’enlever cette douleur, a été un soutien très précieux, le pont entre Alek et moi, entre la famille/les amis et moi, entre le corps médical et moi. Je n’ai pas ressenti la peur de la perte, la peur des complications, j’ai pris le train en route et me suis confortablement installée attendant que l’on me soigne et m’apporte des nouvelles et des photos de notre fils, avant de pouvoir le toucher et l’étreindre.

 

C’est finalement un don de soi que l’on mène à plusieurs. Mon entourage familial et amical a après coup exprimé toute la peur de cette intervention, jamais ils n’ont manifesté ouvertement leur appréhension pour ne pas me déstabiliser. Mathieu et moi, dès le début, nous ne souhaitions pas faire appel à un donneur cadavérique, pensant que si nous pouvions donner nous permettrions à des malades en attente de bénéficier d’un don de plus. Nous avions le sentiment de prendre la place de quelqu’un qui est dans une attente interminable, de lui sacrifier une chance dans la mesure où nous étions compatibles et en bonne santé.

 

Mon époux a vécu le refus du chirurgien de ne pas opter pour lui comme une douleur monumentale, c’est un homme avec un sacré gabarit peu adapté. Il avait le sentiment de me pousser vers la douleur et les risques. En qualité de maman et papa, le don va de soi et il est plus difficile lorsque tout son corps et son âme crie au don de ne pas pouvoir donner (pour des raisons de santé, des raisons de fratrie évidentes,…). J’ai eu finalement un choix simple, j’étais en bonne santé (je le suis toujours, d’ailleurs j’ai repris le marathon avec encore plus de motivation et une cause à défendre), et Alek est notre seul enfant.

 

Ce don a uni nos forces, a décuplé les miennes, ma foi en l’avenir, ce don tisse de nouveaux liens lorsque certaines personnes souhaitent des informations supplémentaires. Il n’est que richesse, en enlevant une partie de moi, on m’a tant donné ! Alek a à présent 6 ans et s’épanouit pleinement. il est une vraie joie de vivre à lui tout seul. C’ est un enfant malgré un traitement contraignant et de nombreuses allergies qui ne se laisse pas décourager, qui sourit quotidiennement.

 

Il a noué avec son pédiatre de l’HFME des relations particulières, pleines de tendresse et d’écoute. Il est entouré d’amis (« mes potes » comme il a l.habitude de dire) et notre entourage familial est toujours présent et plein d’attentions.  ( source :FranceOrganes )

Le témoignage de Chaké Cartron-Makardidjian
Article tiré d’un blog d’un ami… Le jeune Alek je l’ai rencontré aux jeux nationaux de Biarritz en mai 2014. Il était très touchant et sa maman aussi.

Greffe de 7 organes en 2010

En 2010, des médecins de l’hôpital Necker ont effectué une greffe extraordinaire. Ils ont transplanté sept organes sur une petite allemande de 4 ans, atteinte d’une maladie irréversible.
Greffe de 7 organes : le fabuleux destin d'Erika
DURAND FLORENCE/SIPA

SUR LE MÊME THÈME

Elle s’appelle Erika, a huit ans et demi, et vit aujourd’hui avec sept organes greffés dans le corps. Opérée il y a quatre ans à l’Hôpital Necker-Enfants malades de Paris, la fillette souffrait en fait depuis sa naissance d’une pathologie rare de la motilité digestive, la maladie de Hirschsprung. Cette affection de l’intestin irréversible empêchait son système digestif de fonctionner. Résultat : elle était toujours en occlusion intestinale chronique (quasi-arrêt du transit) et devait s’alimenter au quotidien par voie intraveineuse.
De plus, comme le raconte Le Figaro, d’autres organes de son corps étaient malades du fait de ce trouble congénital. C’était le cas de son foie (cirrhose) et de ses reins (insuffisance rénale). Il fallait donc lui changer l’ensemble du tube digestif, lui greffer un nouveau foi et des reins. Cette prouesse chirurgicale qui a duré plus de douze heures a été réalisée par le Pr Sabine Irtan, le Pr Yves Aigrain et le Pr Christophe Chardot.

Deux reins, un foie, un estomac, le colon droit…
C’est en 2010, au bloc opératoire de l’Hôpital Necker, que ces trois chirurgiens français se sont penchés sur le corps de la petite d’Erika âgée d’à peine quatre ans. Ce jour-là, son ventre ouvert est vide avant la mise en place du greffon multiviscéral. Puis Erika bénéficie d’une greffe de sept organes (bloc multiviscéral) : deux reins, un foie, un estomac, le colon droit, l’intestin grêle, le duodéno-pancréas. Petite anecdote, les chirurgiens ne disposaient que de six heures maximum pour implanter le greffon, une fois qu’il avait été prélevé chez le donneur. Au-delà, les tissus prélevés risquaient de subir des dommages irréversibles. Temps réalisé par l’équipe de chirurgiens : 5h56 !
La greffe multi-organes, une opération très rare
Enfin, la semaine dernière, la petite patiente a subi une visite de contrôle à Paris qui a conclu qu’elle était en bonne santé. Aujourd’hui, la fillette va il est vrai à l’école, fait du sport, et mène une voie quasi normale (traitement anti rejet à vie). Selon le Pr Olivier Bastien, directeur des prélèvements et de la greffe à l’Agence de Biomédecine, le cas d’Erika est extrêmement rare. Interrogé par France Info, il confie : « Depuis 2007 il y a eu huit transplantations multi-organes en France. Donc c’est exceptionnel. Sur ces huit greffes, deux ont été réalisées chez des enfants et six chez des adultes, toutefois, tous n’ont pas reçu autant d’organes ! »

20/09/14 : journée du patrimoine à Chambord

Le but de cette journée était de profiter de la Journée Européenne du Patrimoine pour allier visite culturelle, défi sport et sensibilisation du public au don d’organes dans un site exceptionnel.

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Le défi sportif consistait pour une quinzaine de cyclistes à relier Versailles à Chambord, soir 210 km, et parmi ces coureurs expérimentés figuraient six greffés de l’association Trans-Forme. Un autre groupe d’accompagnants rejoignait Chambord en bus, pique-niquait dans le parc du Château, visitait le château avec un guide, reliait le point d’arrivée des cyclistes à pied par une randonnée de 6 km, (Ferme de Gabillière) et où un stand de Trans-Forme était installé pour sensibiliser le public au don d’organes.

Pique-nique

Pique-nique

Visite du château

Visite du château

 

 

 

 

 

 

Stand Trans-Forme

Stand Trans-Forme

Tunique Trans-Forme

Tunique Trans-Forme

 

 

 

 

 

 

Un peu d’Histoire maintenant concernant le château de Chambord :

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François Ier n’a que 25 ans lorsqu’il lance en 1519 l’immense chantier du château de Chambord. Il va s’inspirer pour cela de l’architecture italienne de la Renaissance. Tout en conservant, dans sa conception, l’apparence d’une forteresse médiévale (un donjon central flanqué de quatre grosses tours, deux ailes et une enceinte clôturant le tout), Chambord est la synthèse surprenante entre des formes héritées des siècles passés et l’architecture novatrice de la Renaissance italienne (des loggias, une terrasse, des pilastres et des moulures horizontales rythmant les façades).

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Voulu comme un relais de chasse, Chambord possède une architecture qui en a fait le château de toutes les démesures : 156 mètres de long, 56 mètres de haut, 77 escaliers, 282 cheminées et 426 pièces.

Poêle

Poêle

Chambre du roi

Chambre du roi

Voûtes à caissons avec emblèmes

Voûtes à caissons avec emblèmes

Les emblèmes du château sont le « F » de François Ier et la salamandre, animal mythique capable de vivre dans les flammes.

Au centre du donjon s’élève le célèbre escalier à doubles révolutions desservant les trois étages du château.

Escalier à doubles révolutions

Escalier à doubles révolutions

Dans la salle des carrosses, découvrons quelques véhicules à cheval réalisées en 1871 et dont la sellerie a été commandée à la célèbre maison Hermes.

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On ne parle pas de Chambord sans évoquer son parc de 5440 hectares et un mur de clôture de 32 km. Il représente le plus grand parc forestier clos d’Europe.

Voilà j’espère que cette petite balade dans la Grande Histoire vous aura plu.

En ce qui me concerne, ce fut une très belle journée, pleine de rencontres, d’émotions, de partage, sportive puisque j’ai fait 13,2 km, et qui s’est terminée avec la visite surprise de mon frère, sa femme et ses deux petites filles. Une journée bien remplie !

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MAUDIT 18 SEPTEMBRE

MAUDIT 18 SEPTEMBRE :

Il y a 2 ans, nous quittait Maman et il y a un an, sa soeur, ma tante, partait également ce même jour.

Pour leur rendre hommage, ce poème indien :

 

À ceux que j’aime… et ceux qui m’aiment

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,

laissez-moi partir.

J’ai tellement de choses à faire et à voir.

Ne pleurez pas en pensant à moi.

Soyez reconnaissants pour les belles années.

Je vous ai donné mon amitié,

vous pouvez seulement deviner

le bonheur que vous m’avez apporté.

Je vous remercie de l’amour que chacun m’avez démontré.

Maintenant, il est temps de voyager seul.

Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.

La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Nous serons séparés pour quelque temps.

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur.

Je ne suis pas loin, et la vie continue.

 

Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là.

Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement

la douceur de l’amour que j’apporterai.

Et quand il sera temps pour vous de partir,

je serai là pour vous accueillir.

Absent de mon corps, présent avec Dieu.

 

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,

je ne suis pas là, je ne dors pas,

je suis les mille vents qui soufflent,

je suis le scintillement des cristaux de neige,

je suis la lumière qui traverse les champs de blé,

je suis la douce pluie d’automne,

je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,

je suis l’étoile qui brille dans la nuit.

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,

je ne suis pas là.

Je ne suis pas mort !

 

Témoignage d’une maman sur le don d’organes

Logan, 8 ans, est un héros

le 15/09/2014 à 05:00 | É. Bouthray Vu 3320 fois

Sandrine et son fils Logan, un petit bonhomme qui a sauvé trois autres enfants.  Photo É.B.

Sandrine et son fils Logan, un petit bonhomme qui a sauvé trois autres enfants. Photo É.B.

Sandrine Berrard fera, le 27 septembre, une intervention publique en faveur du don d’organes chez les enfants. Un choix difficile qu’elle a fait il y a un an, à la mort de son fils Logan.

Pour la première fois, samedi 27 septembre, Sandrine Berrard témoignera en public de sa douleur. Du cauchemar d’avoir perdu son fils de 8 ans dans un accident domestique, et de l’amour qu’elle porte encore aujourd’hui à son petit garçon, son héros qui a sauvé trois enfants grâce au don d’organes. Un premier témoignage qu’elle appréhende « énormément », à un an, presque jour pour jour, du drame qui a coûté la vie à Logan, le soir du 30 septembre 2013 à Saint-Léger-du-Bois. « J’ai préparé un texte pour dire ce que mon mari Jérôme et moi avons traversé, pour que les parents prennent conscience qu’on peut tous perdre un enfant et que le don d’organes a joué un rôle essentiel dans notre reconstruction qui est loin d’être terminée », explique la maman de 36 ans qui, trois feuilles à la main, entame péniblement, des larmes dans la voix, la lecture des quelques mots écrits en rose qu’elle a pris soin de coucher sur le papier.

« Donner les organes de son enfant est difficile »

Ce vendredi 4 octobre, Sandrine et Jérôme Berrard, qui depuis bientôt une semaine sont au chevet de Logan au centre hospitalier universitaire de Dijon, sont convoqués par toute une équipe médicale dans un bureau. Le couple, qui a tantôt espéré, tantôt perdu espoir, sait ce qu’on va lui annoncer. « On nous a expliqué que la médecine avait des limites. Puis, doucement, les médecins nous ont parlé du don d’organes. Cela fait beaucoup à encaisser en très peu de temps. » Sandrine et Jérôme n’ont que quelques heures pour donner une réponse. Des heures comptées pour les médecins qui doivent prévenir les potentiels receveurs. « Cette décision n’a pas été facile à prendre. C’était accepter que, pour Logan, c’était la fin, et qu’il n’y avait plus d’espoir. Dans un premier temps, c’est accepter l’inacceptable. » Jérôme, le papa de Logan, y est favorable. Sandrine hésite. « On éprouve un sentiment d’égoïsme. On se dit : pourquoi cela nous arrive à nous. Pourquoi d’autres auraient la chance de… » Sandrine s’interrompt. Elle ne veut pas avoir de mauvaises pensées. « Quand les médecins vous expliquent les enjeux, que votre enfant peut sauver des vies, alors le don d’organes devient une évidence. Nous avons accepté. »

Trois vies sauvées

Dimanche 6 octobre, Logan, plongé dans un très profond coma, décède. Son cœur, que Sandrine a longuement hésité à donner, et ses reins, sont prélevés. « La chose la plus importante pour nous, parents de Logan, c’est d’avoir donné un sens au décès tragique de notre petit garçon. Nous sommes fiers de lui. Grâce à lui, trois enfants pourront faire tout ce que notre petit Logan ne pourra pas faire. Ce geste, pour nous, fait de lui un héros. »

Sandrine aurait pu savoir si les greffes avaient fonctionné. Mais elle ne le souhaite pas. « Quatre mois après les transplantations, nous avions la possibilité d’appeler à l’hôpital pour savoir si les trois enfants qui ont bénéficié des organes de Logan allaient bien. Mais je craignais que cela n’ait pas marché. J’aurais alors perdu mon fils une deuxième fois… »

Ils disent oui à la vie

Aujourd’hui, Sandrine et Jérôme Berrard, qui ont vécu « un tsunami qui détruit tout sur son passage », qui ont vécu l’horreur, ont décidé de s’en sortir et se sont donné pour mission de sensibiliser les parents grâce à leur association Un but pour Logan, de leur dire que personne n’était à l’abri de perdre un enfant. Et que se poser maintenant la question du don d’organes était important. « Nous avons pris conscience, à travers cette terrible épreuve, que chaque jour, des enfants mouraient faute de donneur. Nous avons perdu en enfant et nous avons pu éviter cette peine à trois autres familles. »

Sandrine et Jérôme ont décidé de continuer, de se reconstruire. En donnant un sens à la vie de Logan, pour leurs deux autres fils, Quentin 13 ans, et Nathan 4 ans et demi, et pour Sixtine, leur fille née il y a quelques semaines. « Nous avons décidé d’avoir un autre enfant. Pas pour remplacer Logan, car un enfant ne se remplace pas. Mais pour dire oui à la vie. À cette vie qui peut être à la fois cruelle et merveilleuse. »

20/09/14 : Randonnée cyclotouriste Versailles – Chambord

Samedi 20 septembre 2014 – Randonnée Cyclotouriste Versailles / Chambord (78 – 41)

randocycloversailleschambord

Le Club Cyclotouriste de Versailles Porchefontaine organise le samedi 20 septembre 2014, la 14ème édition de la randonnée cyclotouriste Versailles-Chambord.

Cette manifestation, qui met en avant le tourisme à bicyclette dans les différents départements qu’elle traverse, sera également l’occasion pour nos amis greffés et sympathisants de promouvoir la cause du don d’organes et la réhabilitation des transplantés par le sport.
 
Invités par l’Amicale Cyclo de Savigny-sur-Orge, nos adhérents auront ici l’occasion de parcourir  58 km, 111 km ou 210 km pleins de rencontres et d’émotions.
Au départ du Stade de Montbauron, les participants traverseront la vallée de Chevreuse, la vallée de la Chalouette, mais également la fôret d’Orléans avant d’atteindre la Loire puis les terres de Sologne. 
Enfin ils verront se dessiner la silhouette du Château de Chambord où un stand d’information Trans-Forme se tiendra (La Ferme de la Gabillière), et où il sera l’occasion de se retrouver autour d’un dîner bien mérité !

Pour les accompagnants, une visite du Château de Chambord est prévue, puis nous rallierons par une randonnée de 6 km, la Ferme de La Gabillière, lieu où se tiendra le stand de Trans-Forme où je serais, et nous attendrons l’arrivée des coureurs prévue vers 17 heures. 

N’hésitez pas à nous rendre visite au stand de Trans-Forme pour vous informer sur le don d’organes…

 

LIVRE : « Ma vie à coeur ouvert » de Fred AIR

« MA VIE A COEUR OUVERT »

de Fred AIR

Résumé :

Récit autobiographique des 42 premières années d’un anonyme pourchassé par un terrible destin. Des décès, des maladies et des aléas de la vie vont venir émailler ce récit. Cette première existence se termine par une transplantation cardiaque en avril 2013, suite à une maladie rare qu’est le sarcome cardiaque, « le cancer du coeur ». Une deuxième naissance qui, après une dernière épreuve douloureuse, va donner à l’auteur une force redoutable et un regard nouveau sur la vie. Pour la première fois de son existence, il va enfin saisir que pour se réaliser dans le monde d’aujourd’hui, une seule chose suffit : prendre son destin en main. Cet ouvrage, c’est également un hommage rendu aux familles de donneurs d’organes qui, par leur geste, redonnent de l’espoir à des malades, à des sursitaires de la vie. Promouvoir le don d’organes, soutenir les malades du cancer sont deux causes essentielles pour lesquelles nous ne devons pas cesser de lutter. Enfin, cette histoire c’est avant tout un message d’espoir. Le combat d’une vie qui permettra peut-être à ce quadragénaire d’accomplir ses rêves d’enfant… et vous donner l’espoir d’accomplir les vôtres.

Mon avis :

Ce récit vous donne des frissons dans le dos par l’accumulation de drames depuis le plus jeune âge, mais à force de courage et de volonté, et un peu de chance, la renaissance par le biais de la transplantation cardiaque est possible et va changer le destin de la vie de l’auteur qui devient acteur de son existence.

Fred, je te souhaite une seconde moitié de vie des plus heureuses et d’accomplir tous tes rêves…. Longue vie à ton greffon !