images (2)

05/03 et 06/03/2018 : HOLTER TENSIONNEL SUR 24 H…. ou 12 H !

Lors de ma dernière consultation, en novembre 2017, avec ma Néphrologue, où nous avions constaté que ma tension commençait à montrer des chiffres un peu plus élevés qu’il y a quelques mois, d’après le relevé quotidien que j’avais pu lui rapporter sur 5 jours, elle m’avait prescrit un HOLTER TENSIONNEL sur 24 h (MAPA – Mesures Automatiques de la Pression Artérielle), en me précisant qu’il n’y avait pas d’urgence absolue, et d’attendre le retour de mes Jeux d’Hiver du mois de janvier. Je savais que mon « mari » m’énervait… maintenant j’en ai la preuve physiologique !!! mdr… Attention, humour, ne me faites pas dire ce que j’écris…. enfin, ne croyez pas ce que je dis… euh ce que j’écris… enfin, bref, c’est faux !!! qu’il m’énerve, parce que la tension, elle, semble bien être réelle !

Donc, autre réjouissance médicale de ce début d’année, après le Dermatologue et les Dopplers, sans oublier mes déboires avec mon genou gauche, je vous présente mon nouvel ami pour 24 h, prénommé « MAPA » !

images (1)

Qu’est-ce que le MAPA ou Holter tensionnel ?

Le Holter tensionnel, appelé aussi « MAPA » (Mesures Automatiques de la Pression Artérielle) consiste à enregistrer la pression artérielle d’un patient à intervalles réguliers pendant 24 heures. Cet examen est utile chez les patients qui ont une pression artérielle variable dans le temps, afin de dépister une véritable hypertension artérielle. Le Holter tensionnel permet aussi, chez les patients déjà sous traitement anti-hypertenseur, de mettre en évidence des épisodes d’hypotension.

Le Holter tensionnel est un petit appareil d’enregistrement, porté à la ceinture, relié à un brassard, mis en place autour du bras. Ce brassard est installé le matin. Pendant toute la journée, le patient pratique ses activités quotidiennes, en notant les horaires de la prise des repas, de l’absorption des médicaments et de ses activités physiques. Le lendemain, le patient revient au cabinet médical et le matériel est retiré. La seule contrainte est de garder le bras immobile chaque fois que le brassard gonfle, pour la prise des mesures de la pression artérielle (toutes les 15 minutes le jour et toutes les 30 minutes la nuit). Les données enregistrées gardent en mémoire les différentes pressions artérielles mesurées, font apparaître l’analyse de l’enregistrement des 24 heures, la moyenne tensionnelle, les pics de pression les plus élevés et les pics de pression les plus bas.

Le Holter tensionnel permet d’analyser les variations de la pression artérielle dans des conditions de vie habituelles, au repos et lors des efforts de la vie courante. Il permet aussi d’éviter « l’effet blouse blanche », c’est-à-dire la majoration de la pression artérielle, souvent observée chez certains patients lors de la prise de tension par un professionnel de santé et qui de fait « sur-évalue » la valeur de la pression artérielle réelle. Avec l’aide de l’ensemble des informations obtenues, le médecin peut au mieux adapter le traitement nécessaire

***

Dans la pratique, lundi 5 mars, à 13 h, rendez-vous à l’Hôpital Necker pour la pose du Holter, et le lendemain, même heure et même endroit, pour la dépose du dispositif de Holter.

LIBEREE, DELIVREE… ! Bon pas encore, dans une poignée d’heures, mais le plus dur est fait !

Pour la pose, après en avoir parlé avec le chirurgien vasculaire qui a ôté la fistule artérioveineuse à gauche en avril dernier, il est décidé de mettre le brassard à gauche, la suppression de ma fistule artério-veineuse datant d’avril 2017, il est apte à subir cet engin de torture pendant 24 h… oui car j’ai fait le calcul, environ 80 prises de tension !!

Comment vous dire …  qu’avoir un appareil qui vous prend la tension toutes les 15 minutes, en essayant d’avoir des activités le plus normales possibles du quotidien, ce n’est pas toujours facile à gérer, par exemple, en voiture, en mangeant, en tapant sur l’ordinateur, en répondant au téléphone de la main gauche et prendre des notes de la main droite, si l’appareil se met en route, et bah, on lâche tout ! car dès que l’appareil se met en route, il faut tendre le bras et attendre patiemment que le brassard gonfle et dégonfle… (oui, à force, c’est « gonflant » !!! elle est facile je sais, mais tellement tentante !!) et donc à éviter les jours où je fais du vélo, parce que cela se serait transformé en test d’effort mais sur une durée de 3 heures !!! un peu long… En même temps, le vélo, en ce moment, c’est en « stand-by », donc pas gênée par les jours !

Et la nuit… parlons-en de la nuit… ouf, les prises ne sont plus toutes les 15 minutes… mais toutes les 30 minutes ! Ah, merci, ça change tout… ou pas… car toutes les 30 minutes, ça « ruine » bien la nuit quand même, parce qu’à moins d’être sourd et insensible, il est impossible de ne pas sentir et entendre l’appareil se mettre en route ! Et moi malgré mon grand âge, je ne suis pas encore sourde, donc vous imaginez aisément la nuit que j’ai passée à essayer de m’endormir entre deux prises, soit une bonne quinzaine de fois !

Garfield fatigué

Autant dire qu’il ne va pas falloir me bousculer au bureau ce matin et être gentils de surcroît !

Mais comme rien ne se passe comme prévu en ce début d’année, et bah, le HOLTER n’a pas fait exception et vers minuit, le boîtier a arrêté de fonctionner ! Alors « Tu as pu dormir », me direz-vous ? Non pas vraiment car j’ai élaboré le scénario des prochaines heures et le cerveau a pas mal travaillé !

Voici mon analyse :

FORCEMENT, les résultats vont être faussés : alors je vais leur proposer de créer un nouvel examen : « Le HOLTER tensionnel sur 12 heures » !

FORCEMENT, ils vont rejeter ma requête… Blague à part, j’espère que la quarantaine de prises de tension va être exploitable et suffira pour évaluer mon état tensionnel !

FORCEMENT, ils vont me demander d’en refaire un…

FORCEMENT, je vais leur dire « Non », « No », « Niet », « Nein », « Pas d’accord » ! oh la je m’énerve, ce n’est pas bon pour ma tension. Mais faire 2 heures de voiture pendant ma pause déjeuner pour aller mettre le boîtier, et refaire 2 heures de voiture le lendemain, pendant ma pause déjeuner, pour retirer ledit boîtier, je ne suis pas trop motivée pour réitérer la manoeuvre une seconde fois !

Surtout que je plaide non coupable et ne suis pas non plus complice de ce sabotage… J’étais couchée sur le dos, façon momie, pour éviter tous risques de tiraillements ou autres emmêlements entre les tuyaux, le brassard, la ceinture et le boîtier ! Je suis juste tombée sur un boîtier fainéant qui n’a pas voulu faire son job et c’est moi qui vais en payer les conséquences !! c’est pas juste comme dirait Calimero ! Seuls les gens de ma génération peuvent comprendre cette dernière allusion !

Côté résultats, car j’espère qu’il y aura quand même analyse, il va falloir attendre un peu, pour savoir si je change d’hypotenseurs ou si un nouveau viendra en renfort de celui que j’ai actuellement, car je suis déjà sous hypotenseurs depuis plusieurs années (de 3 hypotenseurs combinés à la fin de ma 1ère greffe, j’étais passée à 1 hypotenseur matin et soir avec ma 2ème greffe, soit depuis 3 ans)… Suspens insoutenable… mais qui ne me stresse pas plus que ça, heureusement… parce que sinon ce n’est pas bon pour ma tension !!

Ma consultation prévue le 28 mars concernera, entre autres, les résultats de cet examen et la conduite à tenir !

A bientôt…

Cette entrée a été publiée dans Non classé le par .

A propos Christel

Christel, 50 ans, greffée rénale à deux reprises : une première fois le 13/12/1987 (27 ans de greffe), et une deuxième fois le 25/11/2014, le but de ce blog est de montrer que la "greffe ça marche", et que l'on peut vivre ses passions malgré la maladie. Promouvoir le don d'organes est devenu ma bataille.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>