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Témoignage : elle se dialyse à la maison : tiré du Maine Libre

10985207_10206653500402007_8395606076830762399_nOn peut se dialyser à la maison

La dialyse péritonéale peut remplacer dans certains cas l’hémodialyse dans un centre hospitalier. Un réel confort pour les patients qui évitent les allers-retours hebdomadaires domicile-hôpital.

Aider et inciter les personnes dialysées et transplantées à vivre normalement malgré la maladie, c’est entre autre l’objectif de l’association Montagnes d’espoir, née en 2010, dont une Sarthoise veut développer aujourd’hui l’implantation dans le département.

Garder une autonomie

À côté des centaines de patients qui se rendent trois fois par semaine dans un centre d’hémodialyse, Patricia, 59 ans, se dialyse elle-même chez elle depuis quinze mois. Elle est atteinte d’une polykystose rénale, maladie génétique qui se caractérise par le développement de kystes multiples sur les reins, et qui s’accompagne d’une insuffisance rénale. Elle avait une trentaine d’années lorsque la maladie a été diagnostiquée.« De mes trois frères, deux sont déjà greffés » dit-elle, « et je suis moi-même en attente d’une greffe de rein depuis novembre 2013 ».

La méthode traditionnelle pour pallier au dysfonctionnement des reins, c’est l’hémodialyse, permettant d’épurer le sang et d’éliminer l’eau en excès par le biais d’échanges entre le sang du malade et un liquide stérile. En effet, les personnes souffrant d’insuffisance rénale sévère n’urinent plus ou très peu. Elles accumulent l’eau ingérée par l’alimentation, et les déchets organiques ne sont plus filtrés. C’est cet excédent d’eau et de déchets qu’on élimine grâce à l’hémodialyse. Si on ne le fait pas, une partie de cette eau passe dans la circulation sanguine, et les déchets empoisonnent le sang. Les séances d’hémodialyse sont très contraignantes pour les malades. Trois séances de 3 à 4 heures par semaine sont en effet nécessaires en centre médical.

Six fois par semaine

La dialyse péritonéale, elle, n’est pas systématiquement proposée aux patients. Elle permet néanmoins à des personnes autonomes de pouvoir se dialyser elles-mêmes chez elles, la nuit, six fois dans la semaine, à l’aide d’une machine dont le coût de la mise à disposition est pris en charge. Une intervention chirurgicale sous anesthésie générale préalable est nécessaire, qui consiste à placer un cathéter souple dans la cavité du péritoine, membrane qui tapisse la paroi abdominale. Le cathéter est bien entendu porté en permanence.

« C’est une façon pour moi d’être autonome, dit Patricia. Le faire à domicile me permet de vivre à peu près normalement. La seule contrainte, c’est de se brancher le soir à la machine, qui va faire le travail huit heures durant et de gérer correctement les produits qui me sont livrés ».

Elle milite bien évidemment pour le don d’organes, et est également déléguée régionale de l’association pour la polykystose rénale. Patricia adhère par ailleurs à la fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux, et souhaite aujourd’hui mieux faire connaître l’association Montagnes d’espoir dans le département, association qui propose notamment de favoriser les rencontres et l’entraide entre malades.« De nombreuses personnes ignorent l’existence de cette technique, dit-elle, qui n’est évidemment possible qu’en accord avec le néphrologue qui les suit ».

http://www.helloasso.com/
Associations/montagnes-d-espoir

 

annelise • 25 avril 2015


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