Montagnes d'espoir, le blog d'Annelise

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Santé Les transplantés renfilent les baskets Comme chaque année, les Jeux nationaux des transplantés et dialysés, qui revenaient pour la 2e fois à Epinal, permettent à ceux qui ont reçu une greffe de démontrer l’utilité du don d’organes.

Escortés par quelques grosses cyclindrées, les participants à ces Jeux nationaux des transplantés et dialysés, ainsi que leurs soutiens, ont traversé en marchant les rues de la cité des images pour faire parler du don d’organes, hier matin, juste avant la cérémonie d’ouverture, place des Vosges.

Escortés par quelques grosses cyclindrées, les participants à ces Jeux nationaux des transplantés et dialysés, ainsi que leurs soutiens, ont traversé en marchant les rues de la cité des images pour faire parler du don d’organes, hier matin, juste avant la cérémonie d’ouverture, place des Vosges.

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La halle des sports a accueilli hier après-midi les épreuves de tir à l’arc.

Lors de la marche de 3 km, le plus ancien concurrent, âgé de 80 ans, a pu participer.lors-de-la-marche-de-3-km-le-plus-ancien-concurrent-age-de-80-ans-a-pu-participer
Des sportifs de tous âges se sont affrontés en toute convivialité. Les épreuves se poursuivent aujourd’hui.
René Vouaux concoure en natation et en athlétisme

Avec ses nombreux équipements sportifs et un pharmacien à sa tête, la cité des images ne pouvait que séduire l’association Trans-forme, qui organise chaque année les Jeux nationaux des transplantés et dialysés. A tel point qu’à peine deux ans après une première fructueuse, cette manifestation revient ce week-end à Epinal pour sa 21e édition.

Après une soirée-débat jeudi soir (lire ci-dessous) , les Jeux sont entrés dans le vif du sujet sportif hier avec de nombreuses épreuves programmées : marche en centre-ville, tennis de table et tir à l’arc à la halle des sports, pétanque à Soba. Aujourd’hui, le programme continue avec les épreuves d’athlétisme, une course cycliste, du bowling, de la natation et du badminton. Au total, une centaine de sportifs transplantés ou dialysés sont concernés.

Le but de cette manifestation n’est évidemment pas de faire tomber des records mondiaux. Mais tout simplement de montrer que, grâce au don d’organes, les transplantés peuvent retrouver une vie normale et même pratiquer, comme si de rien n’était, de nombreux sports.

Hier, en marge des épreuves sportives, la place des Vosges a accueilli l’inauguration de ces Jeux. L’occasion de présenter quelques stands d’associations locales. Une pièce de théâtre, « Sarah », a aussi permis hier soir d’évoquer autrement le don d’organes au travers de l’expérience d’une jeune femme qui, le jour de ses 20 ans, s’adresse à la donneuse qui lui a permis de vivre jusque-là.

Aujourd’hui, de 9 h à 12 h : athlétisme à la Colombière, course cycliste au départ de la plaine de Soba, bowling à l’espace Saint-Michel. A 12 h : marche des familles au départ de la place des Vosges. 13 h 30 : natation à la piscine olympique et badminton à la halle des sports. A 17 h : relais de la flamme puis cérémonie de clôture au centre des congrès.

Seul sportif vosgien en lice cette année, le Déodatien René Vouaux voit dans cet acte une forme de militantisme. « Je ne viens pas pour recevoir une médaille en chocolat mais pour faire parler du don d’organes et montrer ce que l’on peut faire grâce à ce don », explique-t-il. C’est aussi un moyen d’exprimer des sentiments plus personnels, « pour dire merci à mon donneur ». « Si je peux aujourd’hui me promener et profiter de la belle nature des Vosges, c’est grâce à lui, estime cet homme de 54 ans, greffé du cœur il y a six ans. Je ne veux pas non plus oublier les équipes médicales, car, quand on est transplanté du cœur, on a une trentaine de personnes qui travaillent pour nous. » Pour lui, refaire du sport a été essentiel, et pas seulement pour sa rééducation. « Quand on a la chance d’être transplanté, il faut respecter ce don, en ayant notamment une hygiène de vie correcte. »

Impliqué dans un groupe de réflexion, René Vouaux milite pour que la loi sur le don d’organes soit complétée par une reconnaissance officielle de la carte de donneur d’organes afin que les médecins puissent prélever plus facilement et plus rapidement. Lui-même interpelle régulièrement les élus locaux sur le sujet et souhaiterait rencontrer la ministre de la Santé pour en discuter.

J.D.

annelise • 22 octobre 2013


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