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Les reins prélevés sur des donneurs décédés d’un arrêt cardiaque âgés peuvent être transplantés

Le prélèvement de reins sur des donneurs décédés suite à un arrêt cardiaque (DDAC) consécutif à un arrêt de soins (dit Maastricht 3 ou M3) devrait démarrer prochainement en France.
Ces greffons sont déjà utilisés couramment au Royaume Uni, où ils ont permis une augmentation du nombre de greffes rénales de plus de 20% sur ces cinq dernières années.

Un article publié dans le Lancet du 2 mars 2013 s’est intéressé au devenir de ces greffons, comparés à ceux qui proviennent de donneurs en état de mort encéphalique (DDME). Ce sont près de 6500 greffes, réalisées entre 2005 et 2010, qui ont été étudiées.

L’étude a montré que :

Les résultats à 3 ans de ces transplantations sont similaires, que le greffon provienne d’un DDME ou d’un M3.
Les résultats sont un peu moins bons lorsque les donneurs sont âgés de plus de 60 ans (en comparaison à ceux de moins de 40 ans), mais là aussi il n’y a pas de différence significative entre DDME et M3.
En revanche, l’allongement du temps d’ischémie froide (la durée de conservation du greffon entre le prélèvement et la greffe) de 12 à 24h entraine une dégradation sensible des résultats des greffes de M3, qui ne se retrouve pas lorsque le greffon provient d’un DDME…

Les auteurs concluent que l’utilisation des greffons M3 doit être encouragée, y compris lorsqu’il proviennent de donneurs âgés. En revanche, ils insistent sur l’importance d’une durée de conservation courte pour ces greffons, cette contrainte devant conduire à éviter des temps de transports trop longs et donc favoriser une répartition « de proximité »…

Des enseignements qui seront sans doute précieux pour la mise en œuvre de ces greffes en France.

annelise • 13 mars 2013


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